L’extraction de l’or, son utilisation et la fascination qu’on lui attribue est née il y a environ 6 000 ans. L’or est un métal noble, dense, très ductile et donc facile à travailler. Sa rareté, son éclat, sa couleur et sa pérennité en ont fait le métal précieux le plus prestigieux de tous les temps. De par ses qualités exceptionnelles, l’or a perduré  à travers les plus grandes civilisations et a servi à rehausser l’apparence des lieux  culte, décorer des objets liturgiques et confectionner des bijoux. Il représentait le symbole de l’immortalité, le divin et le pouvoir avant de devenir sous l’Empire Romain une monnaie d’échange commerciale.

Les premières œuvres retrouvées par les archéologues étaient en or massif. Puis, par souci d’économie, de nombreux artisans  commencèrent à recouvrirent des sculptures composites dont l’âme était en bois, avec des plaques d’or cloutées. Cependant, ce procédé diminuait les volumes et les têtes de clous accusaient de la technique employée. Par souci d’esthétique, les plaques se remplacèrent peu à peu par des feuilles d’or. Celles-ci permirent d’épouser les moindres détails et de donner l’apparence de pièces d’orfèvreries massives. Depuis lors, notre métier à peu évolué et n’a cessé de se transmettre de bouche à oreille, en famille et au sein des ateliers d’ameublement.  Il est important de signaler que sous Louis XIV, l’utilisation de l’or s’est démocratisée et n’était plus exclusivement réservé à des caractères religieux ou divins. Depuis lors, l’or  s’est répandu dans la haute bourgeoisie comme ornementation d’intérieur et de mobiliers.

De nos jours, le métier de doreur connait un déclin et est réservé  à la restauration et conservation du patrimoine historique et culturel. Seulement quelques amateurs d’art, collectionneurs privés, antiquaires et musées on encore recourt aux doreurs. On dénombre en France entre 150 et 200 personnes qui pratiquent exclusivement la dorure.

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